Nous vivons, cette année encore, une situation contrainte et incertaine : pour autant, c’est avec enthousiasme que nous avons préparé ce moment d’ébullition entre amateurs et professionnels.

Nous ne cessons de parler du corps… du corps souffrant, du corps menaçant, du corps de l’autre, devenu un « corps étranger » à notre univers individuel.
Mais ce corps, grand dénominateur commun de notre espèce, va prouver le contraire de la situation actuelle, au sens où il va devenir sous vos yeux et dans bien des cas avec vous, l’outil privilégié de votre rapport à la nature (Balades botaniques), au sport (Panique Olympique), à la musique (Room With A View, Métropole, GONG!…), au désir (La Fin des forêts), à la technologie (Be Arielle F), à la cérémonie (Mascarades, Je vous écoute), au plaisir fou de danser (Débandade) et, bien sûr, à la joyeuse affirmation de la jeunesse dans la vie (Les Sentinelles et tous les spectacles amateurs).

Dans une dynamique de partage et d’échange, les jeunes amateurs de l’université de Poitiers, des universités et des lycées invités montrent leurs propres créations, travaillent avec les professionnels et – on le sait aujourd’hui – offrent à notre festival un ton et une énergie unique. C’est la singularité et la richesse du partenariat entre le TAP, l’université et le Centre d’Animation de Beaulieu, indéniablement.

Le corps et sa force de création mais aussi sa vulnérabilité sont les enjeux des journées d’études universitaires. Enfin, les rencontres professionnelles organisées avec l’OARA, L’Avant-Scène – Cognac et L’A., complètent cette édition.

Béatrice Charrier, directrice du Centre d’Animation de Beaulieu
Virginie Laval, présidente de l’université de Poitiers
Jérôme Lecardeur, directeur du TAP